|
La cérémonie de présentation des rapports d’étape de la Cps/Lépi et de la Mirena relatifs au processus de réalisation du Rena et de la Lépi qui s’est déroulée hier 9 mars 2010 au Palais de la Marina a permis de constater que le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi est enfin prêt à engager le dialogue avec l’opposition. Hier, c’est presque en suppliant les membres de l’Alliance Union fait la Nation qu’il a plaidé pour la poursuite du processus.
La séance de vérité tant attendue entre les acteurs impliqués dans la réalisation de la Lépi et le Chef de l’Etat a effectivement eu lieu hier mardi 9 mars 2010. Démarrée vers 10 heures, elle a pris fin autour de 17 heures. Membres de Fors-Lépi, représentants et responsables des sensibilités politiques, présidents des institutions de la République, diplomates en poste au Bénin, membres des structures techniques et politiques chargées de la réalisation de la Lépi (Cps et Mirena) ne se sont pas fait prier pour répondre à l’appel du Chef de l’Etat qui a enfin compris qu’il lui sera difficile de poursuivre le processus de réalisation de la Lépi sans engager le dialogue. Ce qui est le plus important à retenir est que les parties en conflit ont amorcé un début de consensus quand bien même il y a des préalables à régler. De réels dysfonctionnements Des différents rapports présentés par le Superviseur général de la Cps/Lépi et la présidente de la Mirena, il ressort en effet que le processus de réalisation du Rena et de la Lépi connaît des difficultés énormes. Plusieurs dysfonctionnements ont été enregistrés. D’ailleurs, les deux rapports présentés par les deux structures ont montré un caractère contradictoire à bien des égards. De façon claire et nette, le rapport de la Mirena en sa page 8 a estimé qu’on n’est pas sûr de réaliser une Lépi consensuelle et fiable dans les conditions actuelles. Rebondissant sur ce point de désaccord entre la Cps/Lépi et la Mirena, les responsables de l’Alliance Union fait la Nation ont, au cours de la séance, relevé le faux qu’il y a dans les résultats de la cartographie censitaire. Lorsqu’on consulte ces résultats, on se rend compte que les populations des départements comme le Zou, l’Ouémé, le Plateau…ont régressé alors que dans d’autres départements il y a curieusement eu accroissement de la population. En dépit de ces dysfonctionnements, ils disent ne pas comprendre pourquoi le gouvernement ne peut pas marquer un arrêt et a choisi de mettre des moyens dans un projet dont on n’est pas sûr de la finalité. La nécessité d’aller au consensus Pour donner la preuve de leur bonne foi, les responsables de l’Alliance Union fait la Nation ont suggéré qu’un groupe de travail mixte chargé de faire des propositions pour corriger les dysfonctionnements à la loi et au processus de réalisation de la Lépi soit mis en place. Le représentant du G13, M. Arifari Bako Nassirou, repris par le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, n’a d’ailleurs trouvé aucune objection à cette proposition. Mais il a estimé qu’on ne peut pas arrêter le processus de réalisation de la Lépi à l’étape actuelle des choses. Pour lui, il convient de la poursuivre en recherchant des solutions politiques consensuelles aux différents dysfonctionnements enregistrés. Un délai de 48 heures a été prescrit à ce groupe de travail pour déposer son rapport. Mais il faut retenir que cela n’est pas suspensif de la procédure engagée à l’Assemblée Nationale par certains députés. Affissou Anonrin9 mars 2010 par La Presse du Jour Pages vues: 80
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous. Powered by AkoComment Tweaked Special Edition v.1.4.5 |