|
A propos des projets du Changement à Parakou Les différentes difficultés rencontrées par le gouvernement dans l’exécution de certains projets à Parakou ont fait sortir de ses gongs, le député transfuge du G13 Rachidi Gbadamassi. Mais, il s’est fait rapidement réprimander par le ministre Sacca Lafia.
Dans le septentrion, le chef de l’Etat Boni Yayi a lancé à foison ces derniers mois, de nombreux projets qui peinent à se concrétiser. Dans la commune de Parakou, le projet qui retient l’attention de plus d’un et entretient la colère des uns et des autres, est sans aucun doute la densification et l’extension du réseau électrique de la Sbee dans les zones périphériques de la ville. A cause du retard légendaire qu’accuse son exécution, les populations n’hésitent pas à soutenir qu’il existe un flou artistique bien mené autour de sa mise en œuvre. Pour dénoncer cette attitude du gouvernement à lancer des projets interminables sans s’intéresser à leur réalisation, naissent désormais des déclarations offensives contre le gouvernement. La classe politique ne conçoit plus cette gestion chaotique de l’affaire publique par le régime du Changement. L’ancien député du G13 Rachidi Gbadamassi, la semaine dernière a profité d’une conférence publique pour s’attaquer à la gestion de ce projet par le ministre de l’énergie électrique Sacca Lafia. Il n’a pas hésité à déplorer la cacophonie autour des questions de développement et dénoncer l’entourage du chef de l’Etat. Des offensives du député transfuge qui ont aussitôt déclenché une valse de réactions autour du projet qui devrait être achevé depuis la fin du mois de janvier. Des réactions tardives qui amènent à réfléchir sur la santé actuelle de la mouvance présidentielle. Sur les antennes de radios de la ville, le ministre Sacca Lafia s’est plaint du canal choisi par l’ancien maire de Parakou pour se prononcer sur les insuffisances de l’Exécutif à réaliser à temps ses projets censés concourir au développement du pays. Le ministre soutient que le député bien qu’étant dans ses prérogatives de contrôle de l’action gouvernementale, a étalé une carence de maîtrise du dossier. C’est à croire que Rachidi Gbadamassi ne s’est pas bien renseigné sur les raisons du retard du projet et manque aussi d’informations fiables à ce sujet. Pour le ministre, la solution ne viendrait pas des attaques contre sa personne ou celle du chef de l’Etat par le député. Toutefois, il invite le député au dialogue afin qu’une solution rapide puisse être trouvée pour le bonheur des populations de la cité des Kobourou. Mais, une confrontation entre ces différentes déclarations montre clairement que le malaise est profond au sein des cauris. En plus de la guerre de leadership longtemps décriée par les militants à la base, on est tenté d’affirmer qu’il y a désormais un culte qui se célèbre autour de la gouvernance du pays par le régime du Changement. Même les leaders de la mouvance présidentielle ne sont pas au même degré d’informations sur la gestion des affaires publiques par le président Boni Yayi et les siens. S’il en est ainsi, c’est l’opposition qui doit s’en réjouir car la minorité qui est associée à la gestion du pays par Boni Yayi et qui détient les informations plus ou moins convaincantes ne pourrait pas amener le peuple à refaire confiance au président actuel. De plus, cette situation gravissime compromet davantage les chances des élus Fcbe pour les échéances prochaines. Nombreux seront ceux qui signeront leur arrêt de mort politique après la certaine débâcle qui s’annonce à l’horizon 2011. L’analyse de tous ces maux démontrent que les germes de l’échec de Boni Yayi et de ses camarades se cultivent au sein du camp présidentiel. Célestin HOUNKPE - mardi 9 mars 2010, par dp 24 H Pages vues: 50
Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire. SVP, connectez vous ou enregistrez vous. Powered by AkoComment Tweaked Special Edition v.1.4.5 |