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Le recteur de l’Université d’Abomey Calavi, Norbert Awanou se trompe constammant de casquette. Depuis la création de son club électoral dénommé « Jury » 2011, l’homme n’a plus le temps. En cette fin de semaine encore, il a eu une audience « stratégique » avec le chef de l’Etat. Concilier politique et éducation devient désormais pour lui un difficile exercice. Dans ces circonstances, il est indéniable qu’il puisse échapper aux mensonges et tromperies.
Entre le ministre de l’Enseignement supérieur et le recteur de l’Université d’Abomey Calavi, lequel est habileté à rendre compte au chef de l’Etat de la situation sur nos divers campus ? En attendant de répondre à cette interrogation, osons analyser la rencontre de samedi dernier, entre Yayi et Awanou au Palais de la Marina. « Si la politique est en tout, elle n’est pas dans tout ». Cette maxime peut bel et bien interpeller le bon sens des uns et des autres sur le sale jeu politique que ne cesse de livrer le recteur de l’Université d’Abomey Calavi. Au cours de cette audience à lui accordée par le chef de l’Etat le samedi dernier, Norbert Awanou a jeté sa casquette d’éducateur en glosant paradoxalement faire « l’état des lieux » d’une rentrée universitaire effective à son niveau. Mais ce n’était qu’une tromperie lorsqu’on sait que chez les cauris, le remerciement et la reconnaissance politique passent avant toute chose. Et qu’il est toujours agréable de recevoir en pompe et avec des bouquets de fleurs tout fautif, fût-il recteur, avant la « tombée de la nuit ». Stratégique donc comme audience, Norbert Awanou et Boni Yayi se sont simplement trompés en croyant tromper la masse des enseignants et des étudiants. Celui qui a crée n’importe quel créneau politique pour une réélection du chantre du Changement doit être remercié. C’est là honnêtement le but visé par cette rencontre entre le chef de l’Etat et le recteur du campus d’Abomey Calavi. Ce jeu politique propre au régime en place n’étonne plus notre entendement. Mais il faille alerter afin de prévenir la saignée et le grand danger qui secouent ainsi l’éducation de toute une Nation. Cette difficile cohabitation de la politique et de l’éducation ne frise t-elle pas une duperie sélective du régime du Changement ? Un « Awanou », une mission ? On peut donc conclure que Awanou a excellé en politique ces derniers temps. Tel un pèlerin en quête de confiance de sa divinité, Awanou part à la conquête du pouvoir pour le prince « mal vu dans les collines et précisément à Savalou ». Un signal fort pour briser les bases solides de Edgar Alia au profit de Désiré Adadja dans cette vaste contrée de notre pays. Mais parviendra t-il avec toutes les charges académiques qui l’attendent au fronton de l’Université d’Abomey Calavi ? Awanou a crée son « Jury 2011 » pas pour subir mais pour faire subir. Pourvu qu’on assiste au renversement de la vapeur avant 2011. Car, l’estime de Edgar Alia dans cette contrée demeure toujours inattaquable. Il faudrait peut-être deux à trois autres « Jury 2011 » pour que la prophétie se réalise. lundi 8 mars 2010, par DP Le Grand Journal Pages vues: 58
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