Par : Aziz KOTO CHABI - Aube Nouvelle | 26 janvier 2010 | 13 : 54
Les dernières clarifications apportées par l’honorable Edgard Alia, le 10 janvier dernier, à la faveur de la fête des cultes traditionnels ont eu le mérite de définir clairement la nouvelle position de l’homme. De même, l’honorable Eloi Aho ne manque aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur le régime du changement. Il n’y a que le député de Dassa-Zoumè, André Dassoundo qui continue à nier l’évidence. Son dernier fait d’armes est qu’il a tenté d’expliquer, sans convaincre, son séjour dans la capitale togolaise. A en croire l’homme, il n’a pas encore basculé dans le camp Abt et reste toujours l’un des fervents soutiens du Docteur Boni Yayi. Mais c’est un euphémisme que de dire que l’actuel vice-président de l’Assemblée Nationale est Fcbe de corps mais que l’âme n’y est plus. Il est difficile de comprendre l’honorable André Dassoundo car il dit soutenir le Docteur Boni Yayi qu’il empêche pourtant de travailler et de développer le pays. En effet, il faisait partie du ‘’bataillon’’ des cinq élus des Forces Cauris pour un Bénin Emergent qui ont aidé l’opposition non déclarée à rejeter le projet de budget exercice 2010. Drôle de soutien donc ! L’autre fait qui prouve que les cinq élus passent le plus clair de leur temps à marquer des buts contre leur propre camp, est le rejet, il y a quelques semaines, du rapport d’activités du président Nago. De même, ils ne s’embarrassent plus de scrupule pour afficher au grand jour sur le terrain leur divergence avec leur famille politique sur des dossiers de la Nation. Ce fut le cas avec les honorables Janvier Yahouédéhou au sujet des tracteurs agricoles, Edgard Alia et Eloi Aho sur la gestion du régime en place. Si on ne doit pas reprocher aux cinq élus d’avoir un point de vue différent au sein de la majorité présidentielle et de vouloir changer de fusil d’épaule, il est également une chose que l’honnêteté intellectuelle recommande qu’on ne crache pas dans la soupe qui nous a servi et qu’on assume sa nouvelle position. De même, la décence voudrait qu’on ne récompense pas en monnaie de singe son bienfaiteur. Car il est de notoriété publique que les rebelles Fcbe doivent leur mandat de député au président Boni Yayi qui les a imposés, parfois contre l’avis de leur base, sur les listes de candidature aux législatives de mars 2007. C’est à se demander à quoi répond leur stratégie de ne pas dévoiler publiquement leur nouvelle position. Peur d’être désavoués par leur base ou celle d’afficher trop tôt leur nouvelle position. Il est sûr qu’ils ne pourront pas continuer à entourer leur stratégie de clair obscur. Leurs jours au sein de la grande famille cauris sont désormais comptés.
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