Remaniement ministériel : Branle-bas chez Yayi hier
25-01-2010
Le nouveau gouvernement du Dr Boni Yayi serait-il prêt ? La présence hier jusqu’à 17 heures de nombreux membres du gouvernement et de certaines personnalités au domicile du Chef de l’Etat à Cadjehoun semble indiquer que oui. Des sources généralement bien informées indiquent que le Chef de l’Etat aurait, avec ses ministres, fait le bilan de leur collaboration pour en tirer les conséquences en l’occurrence en ce qui concerne leur maintien ou le départ du gouvernement. Cette opération constituerait la dernière ligne droite avant la publication du nouveau gouvernement.
A 15 mois de la fin de son mandat, et surtout dans la perspective de sa candidature à la présidentielle de 2011, l’équipe attendue devrait au-delà de la technicité être une équipe politique. Le Dr Boni Yayi devra aussi en plus satisfaire à sa volonté d’associer un plus grand nombre de femmes et de personnalité de la société civile à l’exercice du pouvoir exécutif. Mais au-delà de ses paramètres, le Dr Boni Yayi semble n’avoir pas réussi à régler l’entrée au gouvernement des représentants des partis politiques membres de l’alliance Union fait la Nation, dans la perspective d’un gouvernement d’union nationale. La pomme de discorde entre les partis sollicités pour entrer au gouvernement et le chef de l’Etat porterait sur le profil des personnes désignées. La partie gouvernementale aurait souhaité avoir à faire le choix entre plusieurs propositions alors que les formations politiques auraient voulu désigner par elles-mêmes leur représentant au sein du prochain gouvernement.
Obasandjo à contribution. L’UN ayant décliné l’offre du Dr Boni Yayi, c’est au Général Oluségun Obassanjo qu’il est revenu la charge de négocier l’entrée au gouvernement d’un des fils du Général Kérékou. L’opération de charme engagée par le Dr Boni Yayi vis-à-vis de son prédécesseur comporterait entre autre chose, l’entrée au gouvernement de l’un de ses fils. Ainsi, loin des discours de circonstance, c’est bien cela qui a été à la base de très courte visite que l’ancien N°1 nigérian a effectué au Bénin le vendredi dernier. Sur le chemin de sa candidature pour un second mandat en 2011, le président voudrait avoir pour lui les réseaux politiques dont certains sont encore sous l’influence du Kaméléon.
Par Ludovic A.
25 janvier 2010 - Le Progrès Pages vues: 163
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