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La Banque Mondiale a échangé hier jeudi 21 janvier 2010, avec la presse subsaharienne depuis Washington à travers une vidéo conférence. C’était pour aborder le contenu des perspectives économiques mondiales 2010.Il en ressort que la sortie de crise sera lente et difficile pour les pays, y compris ceux de l’Afrique subsaharienne.
Dans sa présentation liminaire, l’Economiste principal au département de la Recherche, et co-auteur du rapport, M.Andrew Burns, a fait savoir qu’il faudra beaucoup de temps et assez de travail pour endiguer les conséquences des crises qui ont secoué le monde et partant l’Afrique Sub-saharienne. Le rapport sur les perspectives économiques 2010 qui lui a servi de base n’offre pas de solutions miracles, a dit le conférencier. Et l’on passera à une croissance plus molle qu’avant l’état d’aujourd’hui. Pour les pays subsahariens, le chômage ne pourra pas baisser de sitôt. Une pression est annoncée sur les entreprises. Et il y en aura beaucoup plus sur la politique pour y faire face. En principe, les Etats devraient garder leur santé fiscale et préserver les gains pour relancer la machine économique. Mais il ne faut pas faire confiance à la capacité des pays pour trouver une solution à la question du chômage avant longtemps. Car, la réponse va prendre des années, selon M. Burns. Selon le rapport, les perspectives de la région restent incertaines et la vigueur de la reprise dépendra dans une large mesure de la demande des principaux marchés d’exportation. L’Afrique devrait enregistrer une faible croissance qui ne dépassera pas 6% à cause de la baisse de prix des produits de base en termes réels et du ralentissement de la croissance mondiale. Sans une accélération des gains de productivité au cours des prochaines années, plusieurs pays pauvres risquent, selon le rapport, d’accroître leur dépendance à l’égard des importations alimentaires pour répondre à leurs besoins essentiels. Sur la base des dernières prévisions des déficits courant, et du calendrier de remboursement de la dette extérieure privée, le montant total des besoins de financement extérieur des pays d’Afrique subsaha-rienne restera élevé en 2011, à hauteur de 11,7% du Produit intérieur brut, indique le rapport. Mais il est envisagé que la pauvreté recule sensiblement d’ici à 2015 et que 366 millions de personnes vivent avec moins de 1,25 dollar par jour. Toutefois, l’objectif de réduction de la pauvreté ne sera pas atteint en 2020. Il faut, selon l’économiste Américain, que les pays engagent les réformes structurelles et maintiennent leurs dépenses pour se tirer d’affaires. On constate ainsi que, pendant que l’économie mondiale se redresse, la Banque Mondiale annonce une faible croissance en Afrique Subsaharienne. Cela appelle à plus de vigilance et de réalisme des dirigeants qui devront rechercher les thérapies de chocs pour anéantir les impact négatifs de la crise, même si cela devrait prendre du temps. Ghislain Acakpo (Coll) 22 janvier 2010 par La Presse du Jour Pages vues: 121
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