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Le séisme qui a secoué il y a quelques jours la République haïtienne n’a pas encore livré son bilan définitif. On continue de compter les morts. Le Bénin, à l’instar des autres pays, est aussi touché par cette tragédie. Selon des sources concordantes, trois Béninois gisent encore sous les gravats de Port-au-Prince.
Le bilan du tremblement de terre qui a secoué il y a quelques jours Haïti est assez lourd. Plus de 100.000 personnes ont perdu leur vie. Au nombre de celles-ci, se trouvent des policiers et gendarmes béninois du contingent de maintien de la paix envoyés sous le drapeau de l’Onu. Selon les informations qui nous sont parvenues, sur les 31 Béninois qui composent cette force de maintien de la paix, il n’en reste aujourd’hui que 28. On annonce la disparition de deux policiers (dont une femme) et d’un gendarme dont les corps gisent encore sous les gravats de la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Le ministre Jean-Marie Ehuzu qui a donné une conférence de presse hier pour faire le point de la situation en Haïti a utilisé le langage diplomatique en confirmant qu’on est sans nouvelles de ces Béninois. En dehors des personnes dont on est sans nouvelles, il faut ajouter que des blessés ont été aussi enregistrés au niveau de la communauté béninoise vivant ou travaillant en Haïti. Le Colonel Kpanou Luthzer qui travaille pour les organisations américaines fait partie de ces blessés. Il a été évacué sur la République dominicaine où il suit des soins intensifs. Deux répliques du séisme de mardi dernier ont de nouveau secoué Port-au-Prince jeudi, sans qu’aucun dégât n’ait été signalé dans l’immédiat. Le Bureau sismologique américain a mesuré la première de ces répliques, survenue à 11h45 locales (16h45 GMT), à une magnitude de 4,9. Une cinquantaine de répliques de magnitude 4,5 ou plus ont frappé Haïti depuis mardi dernier, ajoutant à la frayeur des habitants déjà traumatisés et des sauveteurs occupés à déblayer les ruines des bâtiments de Port-au-Prince. Aucune de ces répliques n’a causé de dégât majeur, mais elles ralentissent considérablement le travail des secours. Aujourd’hui, la situation sanitaire dans le pays de René Prévale est très inquiétante. « Nous sommes débordés », raconte dans un entretien au «Monde» de jeudi le Guatémaltèque Edmond Mulet, qui assure l’intérim à la tête de la Minustah (Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti) du Tunisien Hédi Annabi, mort dans le séisme du 12 janvier 2010. Affissou Anonrin 22 janvier 2010 par La Presse du Jour Pages vues: 210
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